Raison Sociale
Vendredi 21 octobre, Maître Simon Valois fait une demande d’enregistrement avec Raison sociale au nom de La Source avec deux associées. Il a obtenu que Jacqueline Savard et Lucette Sabourin fassent affaire ensemble sous le nom et la raison sociale de La Source enr., organisme à but non lucratif. C’est un immeuble situé dans la municipalité de Canton de Chatham au coin sud-est du lot numéro 795 mesurant (160) pi de large sur une profondeur de (350) pieds.
De plus, le présent bail ‘colocataire’ comprend un droit de passage sur une lisière d’environ (20) pieds de large située le long la ligne ouest du morceau ci-haut. Durée de deux (2) ans, du 1 nov.1976 au 31 octobre 1978. Le bail de La Source est signé avec les franciscains par le Père Sylvère Leblanc. Le locataire aura le privilège de renouveler le présent bail. L’acte de société numéro 23987 est signé le 31 octobre 1976. Cet acte de société nous rend responsable de notre signature.
Le père Sylvère Leblanc, provincial des franciscains, invite mère Clémence Brabant, supérieure des sœurs de la Miséricorde, à la session des moniales en septembre 1976 où mère Rolande, abbesse des clarisses de Salaberry-de-Valleyfield était présente, afin de leur demander notre autonomie totale pour la Raison Sociale préparée par le notaire Simon Valois. À la fin de cette entente, s’il advenait que l’une ou l’autre des signataires quitte et que l’autre accepte de continuer le projet, elle pourra le faire en acceptant la responsabilité de propriétaire. La demande pourra alors être faite pour l’obtention d’une charte d’incorporation.
Nos frères franciscains ont accepté de loger Jacqueline chez eux pendant trois mois afin de lui permettre de faire les démarches nécessaires à la mise en place du projet : préparer le terrain et les fondations des maisons, acheter et accueillir nos maisons mobiles. De mon côté je suis restée au monastère de Salaberry-de-Valleyfield pour terminer les travaux de tissage. Nous devions entrer dans la maison vers la mi-décembre, nous sommes entrées au début de janvier 1977.
Après le camp spirituel, je retourne à Salaberry-de-Valleyfield le 22 août pour préparer ce qu’il faut pour Lachute. Ce jour-là j’ai participé à un grand rassemblement au parc Sauvé à Salaberry-de-Valleyfield pour fêter le 25e anniversaire du Groupe Monde Espérance dont j’ai fait partie temporairement. J’ai pu causer avec Mgr Bernard Hubert, les petites sœurs de Jésus, de nombreux amis que je n’avais pas vus depuis plus de vingt ans. Merveilleux samedi! J’ai pu y rencontrer mes amis Léo, Gabriel, Jean-Guy et Rolande que je reverrai lors de mon jubilé d’or à Lachute.
À ma grande surprise, en arrivant au monastère, Mère Rolande m’annonce que je suis invitée à une session de moniales du 12 au 18 septembre. Moniale de formation, j’irai avec plaisir en me rappelant de beaux souvenirs. C’est une initiative de sœur Aline Eraly o.c.d., prieure dans un Carmel et probablement dans le Conseil de l’UCRC. Qu’est-ce qui se passe? À la suite de mon premier article : ‘La femme dans l’Église et le statut de la moniale’, j’avais été la cause de l’arrêt de la publication du Bulletin des Moniales. Plusieurs moniales responsables ne voulaient pas que cet article soit lu par les sœurs de leur monastère. Allaient-elles me lapider ??? Au contraire, j’ai été très bien accueillie, avec beaucoup d’intérêt. Chaque groupe de moniales a tenu à me rencontrer personnellement pour connaître mes intentions sur le projet en cours.
On m’a invitée à la rencontre des présidentes comme observatrice et j’ai constaté que dans tous les monastères le passage du latin au français posait partout le même problème. Il y avait trop de mots, il fallait aérer et peut-être supprimer quelques petits offices selon la suggestion de la commission liturgique. Ici à Lachute, nous avions décidé de faire une journée de désert chaque semaine avec l’Eucharistie comme seule rencontre. Plusieurs monastères ont adopté cette manière de prier plus silencieuse.
Lors de cette session pour les abbesses et les maîtresses des novices, où Rolande, clarisse de Salaberry-de-Valleyfield, était présente de même que Gilles Bourdeau, nous avons eu toute une surprise.... Un matin nous disons presque en même temps, j’ai trouvé un nom pour notre maison, ‘La Source’. Ce nom représente pour nous l’Esprit-Saint. Jacqueline et ses sœurs avaient pensé aussi à ce nom. Le plus difficile fut de le conserver, car il y avait plusieurs corporations qui portaient ce nom, il a fallu beaucoup plus tard ajouter ‘Filles de Claire’. Nous pouvions alors obtenir notre charte d’incorporation, selon le modèle des communautés religieuses tenant compte de la 3e loi des compagnies.
À cette même session, le Père Sylvère Leblanc, provincial des franciscains, a invité sœur Clémence Brabant, supérieure des sœurs de la Miséricorde, à rencontrer sœur Rolande Lamarre, abbesse des clarisses de Salaberry-de-Valleyfield. Sœur Jacqueline et sœur Lucette, indépendamment de leurs communautés devaient être autonomes pour assurer les transactions nécessaires pour cette communauté naissante.
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